Gif Atelier


L'atelier d'écriture de Gardanne se déroule au siège de l'AAI, 35 Rue Borely, 13120 Gardanne
chaque vendredi de 14h à 16h.
Pour contacter l'AAI utiliser l'adresse e-mail : aai.esj@wanadoo.fr ) ou téléphoner au 0442515299

L'atelier d'écriture de la Méjanes d'Aix se déroule chaque jeudi de 10h à 12h à la Mareschale, 27 avenue de Tübingen 13090 Aix-en-Provence (TEL : 04.42.59.19.71 - e-mail Ecrits.Alaai@gmail.com ) et aussi le premier lundi du mois (même heure, même lieu).

L'animation ci -dessous représente l'aspect avant tout ludique de cet atelier gratuit ouvert à tous. Du rire et de la légèreté...

vendredi 30 novembre 2012

Labyrinthe fictif d'Ariane


Goya - Cronos mangeant son enfant
ou Saturne mangeant son enfant

Atelier du 30 novembre 2012 : Textes produits

Dans le labyrinthe


Dans le labyrinthe, rinthe, rinthe, c’est sans crainte que j’y met un pied, deux pieds, et tant pis si le reste vient aussi.
Je débroussaille pistant la canaille sans semer ni dégommer l’intrus qui s’est perdu dans mes méandres et qui ne pourra jamais en apprécier la sortie.

Dans le labyrinthe, rinthe, rinthe, c’est sans crainte que j’y met un pied, deux pieds, et tant pis si le reste vient aussi.
Je débroussaille pistant la canaille sans semer ni dégommer l'intrus qui  trouvant une issue, en masque bien le chemin me laissant dans mes méandres.

Dans le labyrinthe, rinthe, rinthe, c’est sans crainte que j’y met un pied, deux pieds, et tant pis si le reste vient aussi.
Je débroussaille pistant la canaille sans semer ni te dégommer "Ariane" ma fusée, ma déesse qui d’un fil tisse une liane en écoutant de la musique, son classique, enchantée par une flûte. Tu joues de la harpe à l’heure de passer à table, tu t’enflammes, partant en narration infinie, d’histoire sans queue ni tête dont tu es si friande.
Ariane, tu es passée dans ma vie telle une fusée, ma déesse en bigoudis, d’un décolleté désinvolte tu te caches derrière ta conscience pour mieux ignorer de la vie la souffrance dont tu masques bien le chemin me laissant dans mes méandres.
(Didier L)

Ariane dans l'horloge magique

  Ariane, jeune vierge effarouchée, tombée dans une horloge magique, voit l'aiguille géante arriver sur elle. 
   Lentement, elle avance, inexorablement. 
   Ariane aurait le temps, mais ses pieds sont coincés entre le 30 et le 35, elle reste figée, paralysée 
par la vision de la tranche de l'aiguille qui s'approche de sa gorge, qui va couper sa tête, et comment 
fera-t-elle, ensuite, sans tête, pour savoir l'heure qu'il est ? 
   Soudain, Chronos surgit à l'aplomb du disque de l'horloge, sa figure de géant apparaît, gueule ouverte, on voit ses dents en or depuis le numéro 32 des minutes, on voit ses dents se rapprocher, 
Chronos va mordre, ça y est, il arrache un morceau de disque, emporte l'aiguille avec.
   Ariane reste là, ballante, entre le 30 et le 35 d'elle ne sait plus quelle heure et se demande comment elle va faire maintenant, pour ne pas être en retard.
(Zoeffine)

Le désir caché d'Ariane

   Ariane, 35 ans, deux frères, une sœur, aime jouer de la flûte traversière et passe ses soirées à lire Jules Verne en écoutant Mozart et imaginant être le capitaine Nemo, pour lequel elle a de l’admiration et à qui elle aurait aimé ressembler si elle avait été un homme.
(Florent C.)

Ariane jamais vaincue

un AUTEUR oulipien, c'est quoi ? 
 "un rat qui construit lui-même le labyrinthe dont il se propose de sortir".
(Raymond Queneau - 1961)

   Ariane, 37 ans, est devenue membre de l’OULIPO le jour où elle a perdu le fil de sa conversation avec un poète qui avait vu la disparition du E.
   Maintenant ses frères sont oulipiens, des barbus qui avancent dans le dédale qu’ils se construisent.
   Elle conduit le plus souvent ce monde avec perspicacité, évite les sens interdits, se joue des censeurs et retrouve la lumière de la porte de sortie. Elle s’en sort toujours.
   Sur son chemin elle sème avec discernement ses mots : des bons mots, des mots au sens chiffrés, des double-sens, des palindromes parfois pour aller de l’avant et de l’arrière en même temps. Elle s’amuse des outils de la langue, de la langue verte, piquante ou même de bois.
   Ses frères l’aiment pour ces qualités-là… et parce que elle ne se perd  jamais.
   Les vingt coeurs oulipiens battent, battent les dédales. Elle, elle préfère filer en douce.
(Rolland Pauzin)
  
TABLEAU : Saturne mangeant son enfant par Goya